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Toiture · Nettoyage · Peinture

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Urgence 7J/7, dimanche et jours fériés compris

Horaires : 8 h 30 - 19 h 30 du lundi au samedi

Toit-terrasse : les signes d'une étanchéité à refaire

Cloques, fissures, eau qui stagne, tache au plafond : les signes d'une étanchéité de toit-terrasse fatiguée, l'entretien utile, et quand réparer ou refaire.

Mis à jour le

Un toit en tuiles prévient : une tuile glisse, un trou se voit depuis la rue. Un toit-terrasse, non. L’eau passe sous la membrane, se promène, et finit par ressortir au plafond, parfois loin de l’endroit où elle est entrée.

Une étanchéité fatiguée donne pourtant des signes bien avant de lâcher. Seulement, il faut monter les chercher.

Les signes à repérer sur le toit-terrasse

Montez par temps sec, de jour, et prenez des photos. L’année suivante, en les comparant, vous verrez tout de suite si quelque chose a bougé.

Des cloques ou des boursouflures

Une cloque, c’est une bosse dans le revêtement, un peu comme une bulle sous du papier peint : de l’air ou de l’humidité s’est glissé dessous. Petite et isolée, elle ne veut pas forcément dire fuite. Quand elles se multiplient, ou que l’une d’elles se fend, l’eau a son passage tout trouvé. Et ne la percez pas vous-même.

Des fissures et des craquelures

Une membrane en bon état reste souple. Si la surface se fendille, se craquelle ou se déchire, cette souplesse est partie. Une fissure franche laisse entrer l’eau directement. Des craquelures sur une grande surface, c’est plutôt le signe que tout le revêtement s’use.

De l’eau qui stagne

Sur un toit plat, quelques flaques après la pluie, c’est courant. Ce qui doit vous faire tiquer, c’est une eau encore là deux ou trois jours après la dernière averse, alors qu’il fait sec. Une évacuation est bouchée, la pente est insuffisante, ou quelque chose s’est affaissé. Et pendant ce temps, l’eau qui reste en place use le revêtement plus vite.

Des relevés décollés

Les relevés, c’est la partie de l’étanchéité qui remonte le long des murs et de l’acrotère (le petit muret au bord du toit). Bien souvent, c’est de là que part le problème. Le haut d’un relevé se décolle, la pluie s’y glisse, le décollement s’agrandit, et l’eau finit par passer derrière. Ça se répare, à condition de ne pas attendre.

Pendant que vous y êtes, regardez les solins (les bandes qui protègent le haut des relevés), les joints de mastic et les raccords autour des cheminées et des ventilations.

Mousses, herbes et petits arbustes

Si une touffe d’herbe pousse sur votre terrasse, c’est qu’elle a trouvé de la terre et de l’humidité. La mousse, elle, garde l’eau. Au pied d’un relevé, elle mange une partie de la hauteur protégée et favorise les infiltrations. Quant aux racines, elles peuvent abîmer le revêtement.

Si la terrasse est couverte de gravillons ou de dalles

Là, la membrane est cachée : vous ne verrez ni cloque ni fissure. Il faut se contenter de ce qui reste visible, c’est-à-dire les relevés, la végétation et les grilles qui empêchent les gravillons de boucher les évacuations. Regardez aussi comment les gravillons sont répartis. S’ils se sont déplacés, la membrane est à nu à cet endroit.

Les signes sous le toit-terrasse

Dedans, les indices sont souvent plus parlants :

  • une tache au plafond qui apparaît, ou qui grandit à chaque pluie ;
  • une peinture qui cloque, un plâtre qui gonfle en haut d’un mur ;
  • des traces de moisissure ou une odeur d’humidité dans la pièce du dessous.

Méfiez-vous quand même : la tache n’est pas forcément sous le défaut. L’eau peut circuler sous la membrane ou dans l’isolant avant de traverser, et il faut parfois une vraie recherche de fuite pour trouver par où elle entre.

Si ça coule déjà, l’inspection attendra. Lisez le conseil sur la fuite de toiture et les premiers gestes, ou voyez la page urgence fuite de toiture.

L’entretien courant, à votre portée

Les guides de la profession conseillent une visite d’entretien par an, au minimum. Davantage si des arbres dominent la terrasse, et après chaque tempête.

Dégager les évacuations

Si vous ne deviez faire qu’une chose, ce serait celle-là. Enlevez feuilles, mousses et dépôts des évacuations d’eau pluviale et des trop-pleins (les ouvertures de secours en bordure, qui prennent le relais si l’évacuation principale se bouche). Vérifiez que les grilles sont bien en place. Une terrasse qui n’évacue plus se retrouve à porter un poids d’eau imprévu. Et l’eau ne s’arrête pas là : gouttières et descentes prennent la suite, voyez le conseil sur l’entretien des gouttières.

Retirer la végétation

Herbes et mousses s’enlèvent à la main, ou avec un produit adapté au revêtement. Surtout pas d’outil tranchant, et jamais de nettoyeur haute pression sur la membrane. Pour la mousse, les questions sont les mêmes que sur un toit en tuiles : voir le démoussage de toiture.

Ce qu’il vaut mieux éviter

Avant de poser quoi que ce soit de lourd, demandez un avis. Jardinières, pergola, panneaux solaires, antenne, nouveau sol : une fixation mal faite perce l’étanchéité, et un poids imprévu peut l’abîmer. Le barbecue et les mégots n’ont rien à faire sur la membrane. Inutile aussi de l’arroser l’été pour la rafraîchir.

Bitume, membrane synthétique, résine : les trois grandes familles

Savoir ce qu’il y a sur votre terrasse aide à comprendre ce qu’on vous propose.

Le bitume

C’est le plus répandu. Il arrive en rouleaux de membrane bitumineuse, posés en une ou deux couches et, la plupart du temps, soudés au chalumeau. Beaucoup de ces bitumes sont modifiés pour rester souples, un peu à la manière du caoutchouc. Sur une terrasse ancienne, il y a de bonnes chances que ce soit lui, parfois caché sous des gravillons.

La membrane synthétique

De grandes feuilles de PVC, de TPO ou d’EPDM (un caoutchouc synthétique), posées en une seule couche. Les lés, c’est-à-dire les bandes, sont soudés à l’air chaud pour le PVC et le TPO, collés pour l’EPDM. Comme il n’y a qu’une couche, il y a peu de joints.

La résine liquide

Elle se passe au rouleau ou à la brosse, souvent avec une armature noyée dedans. En séchant, elle forme une peau continue, sans un seul joint. On l’apprécie sur les formes compliquées et les détails comme les relevés, les angles ou les passages de tuyaux. Les plus connues sont à base de polyuréthane ou de PMMA.

Laquelle est la meilleure ? Aucune, dans l’absolu. Ça dépend du support et de ce qui est déjà posé, mais aussi de l’usage : une terrasse où l’on marche ne se traite pas comme une terrasse non accessible.

Réparer ou refaire l’étanchéité ?

Un défaut localisé se répare : un relevé à ressouder, une cloque, un joint, un raccord autour d’une ventilation. Si le reste du revêtement est encore souple et sain, une réparation suffit.

Tout refaire devient raisonnable quand :

  • les défauts sont partout, avec des craquelures sur toute la surface ou une membrane durcie ;
  • les réparations s’enchaînent et les fuites reviennent quand même ;
  • l’isolant sous la membrane a pris l’eau (un isolant mouillé isole mal et sèche difficilement) ;
  • l’eau stagne à cause d’une mauvaise pente, et ça, aucune rustine ne le corrige.

Le piège, c’est d’attendre. Un petit défaut laissé de côté, et l’eau gagne l’isolant puis le support. Ce qui se réglait avec une réparation simple demande alors de tout refaire.

Avant de trancher, il faut un diagnostic. C’est lui qui dit si l’isolant est sec, et si l’on peut poser par-dessus l’ancien revêtement ou s’il faut tout déposer. Et si la réfection couvre plus de la moitié du toit, la réglementation impose en principe d’en profiter pour isoler.

Pour en savoir plus sur ce type de travaux, et sur les pans en tuiles si votre maison en a, voyez la page toiture et étanchéité.

Questions fréquentes

Une flaque sur mon toit-terrasse après la pluie, est-ce grave ?

Quelques flaques peu profondes, c'est fréquent et pas inquiétant en soi. Ce qui doit vous alerter, c'est une eau qui reste plusieurs jours alors qu'il fait sec, ou une flaque qui s'agrandit d'une année sur l'autre. Commencez par vérifier que les évacuations ne sont pas bouchées.

Puis-je réparer moi-même une cloque ou une fissure ?

Évitez de percer une cloque ou de coller un produit au hasard. Réparer la membrane (rustine, soudure, joint), c'est le travail d'un professionnel. Le vôtre, c'est l'entretien : garder les évacuations dégagées, retirer mousses et herbes, et jeter un coup d'œil régulièrement.

À quelle fréquence faut-il entretenir un toit-terrasse ?

Au minimum une visite par an, d'après les guides de la profession. Plus souvent si des arbres perdent leurs feuilles au-dessus de la terrasse, et après chaque tempête ou gros orage.

Faut-il isoler quand on refait l'étanchéité ?

Souvent, oui. Quand la réfection porte sur plus de la moitié de la toiture, la réglementation impose en principe d'isoler, sauf impossibilité technique ou coût disproportionné. Et si l'isolant en place a pris l'eau, c'est le moment de le changer.

Tous les conseils

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